Ultra du Saint-Jacques 2026 : un échec réussi, 139 km et une leçon de vie
Ultra du Saint-Jacques 2026 : un échec réussi, 139 km et une leçon de vie
12 juin 2026 — Saugues → Cathédrale du Puy-en-Velay | Trail ultra-endurance | Premier 100 miles
Mon premier 100 miles. Enfin. Presque.
Il y a des courses qui se finissent dans la gloire. Et il y a des courses qui vous construisent dans la douleur.
Le 12 juin 2026 à 19h10, environ 1 100 coureurs s'élançaient depuis Saugues, en Haute-Loire, pour l'Ultra du Saint-Jacques by UTMB : 139 km de trail, 6 000 m de dénivelé positif, sur les traces inversées du chemin de pèlerinage GR65 — de Saugues vers la Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay, classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
J'en faisais partie. Et j'allais vivre mon premier 100 miles de trail running.
Le parcours : un voyage au cœur de l'Auvergne sauvage
L'Ultra du Saint-Jacques by UTMB, c'est avant tout un terrain d'exception. Pas de haute montagne façon Alpes, mais quelque chose de plus viscéral : les hauts plateaux volcaniques du Devès qui culminent à 1 421 m, les gorges sauvages de l'Allier, le Lac du Bouchet niché dans son cratère volcanique, les crêtes de la Margeride battues par le vent nocturne.
On court à rebours du chemin des pèlerins de Compostelle. Eux marchent vers Saint-Jacques. Nous, on court vers Le Puy-en-Velay, dans la nuit, avec une frontale, les étoiles et ses propres limites pour seuls horizons. "Un ultra trail intimiste" dit l'organisation, et ils n'ont pas tort. Pas de foule, pas de spectacle permanent. Juste vous, le GR65, la nuit auvergnate, et la question que tout ultra-traileur finit par se poser : jusqu'où suis-je capable d'aller ?
Ma stratégie de course : rouler vite, souffrir intelligemment
Tout ultra-trail de 100 miles commence par une stratégie. La mienne était claire et construite : démarrer et finir fort sur les portions roulantes du parcours, capitaliser sur le terrain favorable, construire du temps et de la confiance là où le sol le permettait. Et dans les parties escarpées, les montées techniques, les dénivelés brutaux — serrer les dents, gérer l'effort, ne pas brûler les réserves musculaires inutilement.
Sur les 100 premiers kilomètres de trail, la stratégie tenait. Le plateau du Devès, les gorges, le Lac du Bouchet, les crêtes nocturnes... J'avalais le dénivelé positif avec la satisfaction tranquille de celui qui respecte son plan de course. Corps et tête alignés. Foulée contrôlée. Nutrition gérée.
Le km 100 : quand le corps dit "stop" et que la tête dit "non"
À 100 km, tout a basculé.
Les cuisses ont tout simplement arrêté de répondre. Pas un coup de mou passager, pas une fatigue musculaire ordinaire de trail longue distance : une grève totale. Les quadriceps, ces alliés indispensables de l'ultra-endurance, avaient décidé de débrayer. Il restait encore 39 kilomètres de trail devant moi, en pleine nuit auvergnate.
Là, deux options. Abandonner. Ou ne pas abandonner.
L'abandon n'a jamais été une option.
J'ai switché en mode randonnée, j'ai baissé la tête, et j'ai continué. Un pas. Encore un. Encore un. 50 kilomètres sans cuisses fonctionnelles, en puisant dans quelque chose qui n'est plus de la physiologie mais de la conviction pure. Résilience, obstination, mental d'acier — appelez ça comme vous voulez. Moi j'appelle ça ne pas lâcher.
Un échec réussi — comme dit la NASA
La NASA a popularisé cette expression magnifique : "successful failure" — l'échec réussi. Apollo 13 n'a pas atteint la Lune. Mais l'équipage est rentré vivant. La mission a échoué dans son objectif initial, mais elle a réussi dans ce qui comptait vraiment : la survie, l'ingéniosité, le refus de s'effondrer face à l'adversité.
Mon Ultra du Saint-Jacques 2026, c'est mon Apollo 13 à moi.
Les cuisses n'ont pas tenu. Le corps a capitulé avant l'objectif initial. Mais j'ai traversé 139 km de trail, debout, jusqu'à la Cathédrale du Puy-en-Velay. J'ai bouclé mon premier 100 miles en mode ultra-endurance. J'ai prouvé, encore une fois, que l'abandon n'est pas dans mon vocabulaire — que la douleur est une information, pas une conclusion.
50 bornes sans cuisses, en mode randonnée forcée, dans la nuit et le matin de la Haute-Loire. Il faut le faire. Et je l'ai fait.
C'est un échec réussi. Et j'en suis fier.
Je reviens. Plus fort. Mieux préparé.
Cette expérience de trail 100 miles, aussi exigeante soit-elle, n'est pas une fin. C'est une donnée. Une information précieuse sur mes limites actuelles, sur ce qu'il reste à construire, sur la préparation physique et mentale que je dois affiner.
Je reviens sur les courses d'ultra-endurance avec des leçons concrètes dans les jambes et dans la tête. Renforcement musculaire ciblé, meilleure gestion de l'effort sur les portions roulantes en deuxième moitié de course, nutrition adaptée au-delà du km 80. Les prochaines aventures trail seront abordées avec cette expérience comme socle — et cette certitude chevillée au corps : je suis capable d'aller jusqu'au bout, même quand le corps dit non.
La prochaine ligne de départ m'attend. Et je serai prêt.
Ce que la course dit de Happy Deauv
Cette aventure ultra-trail m'a rappelé, une fois de plus, qui je suis et comment je fonctionne. La résilience, l'adaptabilité, la rigueur, l'effort constant, le refus de lâcher — ce sont mes valeurs fondamentales. Sur un dossard comme dans la vie.
Et c'est exactement ce que j'apporte chez Happy Deauv, mon hébergement à Deauville.
Quand j'accueille des voyageurs à Deauville en Normandie, les pendules sont remises à zéro à chaque séjour. Chaque client mérite un accueil au maximum, une attention aux détails irréprochable, une qualité de séjour qui ne transige pas. Comme sur un trail de nuit en Auvergne : peu importe ce qui se passe, peu importe la fatigue accumulée, je donne tout, jusqu'au bout.
Parce que quand je porte un dossard, c'est pour en faire quelque chose. Et quand je gère un logement, c'est pour que vous en gardiez le meilleur souvenir.
Venez vous ressourcer à Deauville 🌊
Après vos propres défis — professionnels, personnels, sportifs — Happy Deauv vous accueille dans un cadre normand exceptionnel, avec l'énergie et l'engagement de quelqu'un qui sait ce que ça coûte de donner le meilleur de soi-même.
📞 +33 6 45 71 20 17 ✉️ happydeauv@gmail.com 🌐 www.happydeauv.com
Parce que la récupération aussi, ça se mérite.